
Le système de suivi évaluation
Les criquets représentent une menace importante pour l'agriculture dans de nombreuses régions du monde. Le Criquet pèlerin – la huitième plaie d'Égypte de la Bible – est le plus célèbre.
Ses invasions peuvent toucher plus d'une cinquantaine de pays et n'épargnent aucune culture. Leur coût s'élève à des centaines de millions de nos francs. Les dégâts matériels, humains et sur l'environnement peuvent être considérables.
La lutte contre ces insectes représente un enjeu très important, en particulier pour la sécurité alimentaire de nombreux pays à économie agricole.
Quelques types de criquets
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Le système de suivi évaluation
Il faut comprendre par S/E, le mécanisme général de programmation et de suivi des opérations techniques et financières du Projet,
notamment la description des données relatives :
- Aux acteurs du suivi (personnes qui prennent une part active au S&E)
- Aux procédures, (comment le suivi aura lieu, qui doit faire quoi quand et comment,)
- Aux outils, moyens utilisés, et échanges d’information,
- A l’analyse des données, ie comment utiliser les données rassemblées
- A la rétro information (circulation de l’information de part et d’autres)
Le système fait la distinction entre :
- Les activités de « supervision », monitoring régulier des opérations en cours et de leur progression:
- la supervision physique des activités par les différents acteurs et
- l’organisation du système informatisé de suivi technique et financier
- Les activités « de suivi-évaluation »:
- mesure périodique des résultats et des effets et impacts atteints.
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Les différents niveaux du système
Quatre niveaux opérationnels
I Niveau Communautaire (village , département),
II. Niveau Provincial,
III. Niveau Régional, et
IV. Niveau National.
Chaque niveau de décision ayant son système de suivi évaluation propre, mais léger et adapté aux outils utilisés en relation avec le besoin d’informations renseignant sur l’évolution d’ activités spécifiques
Trois niveaux Institutionnels en rapport avec les composantes du Projet
1) : DOPAIR,
2): la DPVC,
3: la CNC:
Ces structures:
- veillent à l’harmonie entre les activités du Projet et les objectifs et stratégies fixés ;
- Suivent le progrès de la mise en œuvre du Projet dans leur domaine respectif
- Assurent la diffusion des informations reçues, avec la formulation des recommandations appropriées
- Prennent part aux concertations inter-acteurs organisées dans le cadre de la mise en œuvre du Projet.
Au niveau des communautés Les Cellules d’Intervention Phytosanitaire (CIP)
(Equipes de lutte phytosanitaire actuelles)
- Dépouillement, consolidation et analyse des informations collectées par les brigades d’intervention villageoises (BIV).
- Transmission des informations aux échelons supérieurs par le canal de l’agent d’encadrement
Les Brigades d’Intervention villageoises (BIV).
- Identification des zones infestées et alerte
- Réalisation des traitements collectifs dans les zones infestées.µ
Les délégués CPCE(Composante B: suivent la mise en œuvre des MPV avec les bénéficiaires
(maîtres d’ouvrage de tous les micro- projets).
Au niveau Provincial/Régional
Le Comité provincial de coordination
- Les directeurs provinciaux des ST et l’administration provinciale locale (Haut Commissariat) animent la fonction de suivi évaluation (Composante A et C)
- Le CCTP: Tribune qui évalue la situation acridienne, trimestriellement ou en urgence au niveau provincial.
- Les bureaux exécutifs des CPCE et les ST provinciaux organisent le suivi des activités de la composante B.
La structure régionale de coordination
- Gère les données régionales en synthétisant les informations venant des provinces ;
- Intègre les informations dans la base de données spatialisée et caractérise la situation de l’invasion acridienne au niveau régional
- Synthétise en collaboration avec la DOPAIR, les activités liées à la composante B.
Au niveau national
Le suivi est assuré par la Cellule Nationale de Coordination (CNC) du PULCPA en concertation avec les structures nationales ayant en charge la mise en œuvre des différentes composantes du Projet
- DOPAIR, Composante B,
- DPVC, composante A et C,
Pendant la phase de Projet:
La CNC organise la capitalisation des données provenant de la DPVC et de la DOPAIR dans la base de données élaborés à cet effet.
Les données compilées et analysées sont transmises en cas de besoin:
Au conseil National de Sécurité Alimentaire, A la DGPSA, A la FAO A l’ALG, Au CILSS etc
Les données sont également retransmises (retro-information) aux acteurs-mailons impliquées dans leur collecte et leur traitement.
Dans l’après Projet:
La DPVC ( A travers la mise en place d’une Cellule Nationale de Veille) veillera à la capitalisation des informations y relatives en concertation avec les différents projets et acteurs impliqués
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Les perspectives liées au suivi
L’observatoire national sur le criquet pèlerin
Le dispositif actuel de surveillance et d'alerte
La meilleure arme pour combattre les criquets (dans leur ensemble) est la lutte préventive.
Evaluation régulière des populations de ravageurs par des prospections réalisées par 06 équipes opérationnelles de prospection et d’intervention dans les régions à vulnérabilité connue
Traitements des zones concernées en cas de densité élevée.
Les données collectées remontent au niveau provincial ensuite régional et enfin national où les synthèses sont faites à l’intention des décideurs basés à Ouaga.
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L’efficacité du dispositif
la transmission de l’information
- Au regard de l’effectif des équipes et de leurs lieu d’implantation, le chemin paraît extrêmement long dans le cadre d’un Projet d’urgence sur des criquets pèlerins.
- La transmission des données collectées ne se faisant pas en temps réel, de même que les synthèses au niveau provincial, puis régional, parviennent souvent aux analystes et décideurs en parfait déphasage avec l’urgence ou pas de la situation. Il en résulte des actions uniquement curatives, lourdes à décoller et souvent disproportionnées par rapports aux risques encourus.
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L’observatoire national sur les criquets pèlerins et les autres ravageurs
Système d’alerte précoce en temps réel et de réponse/action rapide.
Le système est un observatoire sous forme d’un dispositif informatisé permettant une connexion de 03 à 06 terminaux au siège du Projet (ou de la Cellule Nationale de Veille).
Il fonctionne avec une application de système de gestion de base de données numériques, où les SIG et la télédétection assurent la création et le traitement des données spatiales tout en intégrant les informations descriptives relevées sur le terrain
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Objectifs spécifiques de l’observatoire
Les données intégrées dans un système de gestion de base de données pour une exploitation automatisée s’intéressent aux objectifs spécifiques suivants :
- Evaluer l’importance et l’état des ressources naturelles disponibles dans le temps et l’espace ;
- Etablir et mettre en œuvre les bases de suivi spatialisé du criquet pèlerin (et d’autres ravageurs) dans leur développement, attaques, dégâts et les actions du projet à partir de principes, de critères
- Anticiper sur la connaissance des développements positifs ou négatifs du criquet pèlerin( et autres ravageurs) en réalisant des exercices de prédiction sur des périodes projetées en avance.
- Attirer l’attention des décideurs sur les risques encourus si aucune disposition n’est assurée
- Rendre compte des inputs du Projet et élaborer des plans de protection et de prévention à mettre en œuvre.
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Architecture du PULCPA
Transmission des données par VSAT

Architecture de la Base de Données SIG/TD

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